Droits TV et piratages : une bataille qui fait rage

Véritable nerf de la guerre de toute l’industrie du sport business, les droits TV se monnayent à prix fort et l’arrivée de nouveaux acteurs tels qu’Amazon sur le marché contribue à cette évolution croissante des tarifs en vigueur. Malgré les sommes allouées, les ayants droit peinent chaque semaine à faire respecter l’exclusivité de leurs retransmissions notamment face à la recrudescence de sites de streaming illégaux.

Une lutte contre les sites de streaming qui ne date pas d’hier 

Septembre 2021 : l’Assemblée nationale adopte définitivement le projet de loi sur la régulation et la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique. Une étape importante pour les diffuseurs puisque l’application de cette loi permettra de bloquer rapidement les sites internet proposant du contenu sportif de manière illégale.

Cependant, cette décision officielle n’intervient qu’après plusieurs années de batailles menées par les chaînes TV lassées de constater que 24 % des internautes se rendent sur des sites de streaming illégaux en France avec près de 2,5 millions de pirates réguliers (source : L’Equipe). C’est pour cette raison que sous l’impulsion de beIN Sports il y a 3 ans, voyait le jour l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS). Depuis, l’organisme n’a cessé de se mobiliser pour rendre la vie plus difficile aux amateurs des plateformes de streaming illégales.

Du côté des internautes, beaucoup estiment que ce phénomène découle directement de l’éclatement actuel des principaux droits de retransmissions sportives qui contraint les amateurs de sports à opter pour des solutions moins couteuses.

Des décisions de justice et plusieurs centaines de sites bloqués

Depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, plusieurs décisions de justice sont venues récompenser les efforts des diffuseurs. Parmi celles-ci, la décision du 17 mars dernier ordonnée par le Tribunal de Paris a permis le blocage par les fournisseurs d’accès à plusieurs sites diffusant de manière illégale les championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 en France. Une décision qui fait écho à une bataille similaire remportée quelques semaines plus tôt par Canal+ et beIN Sports concernant les droits de la Ligue des Champions.

Avec l’instauration de ce nouveau cadre législatif, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a annoncé que ce ne sont pas moins de 250 sites web qui ont été bloqués depuis janvier en France. Un chiffre qui représenterait plus de deux tiers de l’audience sportive illégale. Une avancée majeure dans la bataille saluée par toutes les ayants droit et les diffuseurs du Sport Business en attendant certainement une prochaine riposte de la part des pirates audiovisuels.

 

 

Crédit photo de Une : APPS

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