Bad buzz : quand les sponsors lâchent l’affaire

Aujourd’hui plus que jamais à cause des réseaux sociaux, chaque parole, chaque action peut rapidement faire le tour du monde, encore plus lorsque l’on est connu. Pour les sportifs, cela oblige à faire attention à l’image renvoyée bien au-delà de leurs apparitions professionnelles sous peine de lourdes conséquences financières.

Le couperet est tombé très rapidement suite aux récentes déclarations antisémites du rappeur Kanye West sur Twitter, Adidas l’un de ses partenaires principaux, arrête toute collaboration avec ce dernier et ce malgré les millions de pertes engendrées. Une décision qui rappelle ce qui peut arriver également dans le milieu du sport à l’image de la vidéo polémique de Kurt Zouma maltraitant son chat qui a fait perdre à ce dernier son contrat aussi avec Adidas.

Les réseaux sociaux, des armes à double tranchant

La marque aux trois bandes n’est pas la seule à être hyper réactive lorsqu’il s’agit de se désolidariser des mauvais comportements de ses ambassadeurs. En plus des frasques de sportifs sur les réseaux sociaux, les marques font également très attention aux polémiques liées au dopage. Maria Sharapova en a fait les frais en 2016 lors de son contrôle positif et ce malgré son image de superstar de l’époque. Quelques heures seulement après l’annonce de son résultat, cette dernière avait déjà été lâchée par Nike, Tag Heuer et Porsche. Outre le dopage, plusieurs sportifs ont accusé également la perte d’un sponsor après avoir été arrêté en état d’ébriété (Dan Carter en 2017) ou encore après avoir consommé des produits stupéfiants comme Michael Phelps en 2009.

Choisir un ambassadeur en 2022 pour sa marque peut se révéler être un vrai casse-tête à l’heure où pas une semaine ne passe sans une nouvelle polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux. Certaines marques font des paris audacieux en s’associant à des personnalités clivantes mais difficiles à manager à l’image de Puma avec Mario Balotelli ou encore Neymar.

L’art de retourner le bad buzz

Derrière chaque bad buzz peut se cacher une opportunité unique de communiquer comme nous l’a rappelé Nike avec le footballeur américain Colin Kaepernick. Connu pour sa protestation en 2016 lors de l’hymne américain afin de dénoncer le racisme aux États-Unis, ce dernier s’est retrouvé au cœur d’une campagne de Nike deux ans plus tard. En affichant son soutien, Nike a soulevé les foules notamment sur Twitter avec deux camps principaux, l’un appréciant le positionnement de la marque à la virgule, l’autre appelant au boycott massif. Résultats ? Nike a généré pas moins de 8,2 millions de mentions sur le réseau social et a augmenté ses ventes en ligne de 31 % durant cette campagne.

 

 

Crédit photo à la Une : Brecht Bug / Flickr   

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