Sponsoring : ces spécificités bien françaises

La France, terre de sportifs avec ses grands champions, ses équipes nationales performantes et ses événements qui font le tour du monde depuis des années maintenant. Mais la France, c’est aussi une législation particulièrement dense avec des spécificités propres à notre administration au grand dam de certains sponsors et organisateurs.

La Loi Évin, au cœur des enjeux du sponsoring

Adoptée en 1990, la Loi Évin vise à lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme en France. Cette dernière régit la vente d’alcool dans les stades mais aussi interdit la publicité en faveur des boissons alcoolisées.

Or, il suffit d’observer ce qui se passe dans les autres championnats et dans les compétitions internationales pour constater que les marques d’alcool figurent parmi les premiers annonceurs du sport. Chaque année, ce sont ainsi plusieurs dizaines de millions d’euros de manque à gagner pour les clubs sportifs que ce soit en termes de revenus à la buvette ou de contrat de sponsoring.

Dernièrement, suite à la crise sanitaire qui a beaucoup affaibli le mouvement sportif, des sénateurs ont proposé un assouplissement de la Loi Évin pour permettre de favoriser le retour des supporters dans les stades et aux clubs d’obtenir des nouveaux financements.

L’autorité des marchés financiers contre les cryptomonnaies

Parmi les derniers arrivés sur le marché du sponsoring, les plateformes d’échanges de cryptomonnaies ont largement investi dans le sport business que ce soit en NBA, à la Coupe du Monde de la FIFA, en Formule 1 ou encore dans l’eSports.

Pour autant, elles sont très peu nombreuses à communiquer dans le sport en France pour la bonne et simple raison qu’elles doivent selon les réglementations en vigueur détenir d’un agrément spécifique délivré par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Sans cet agrément, la loi stipule qu’il est interdit toute activité de sponsoring pour les sociétés d’actifs numériques.

Malgré cela, la plateforme Crypto.com s’est quand même engagée avec le Paris Saint-Germain en 2021 en contournant la loi puisque la marque n’apparaît pas sur les panneaux publicitaires du Parc des Princes pour les téléspectateurs français mais uniquement pour les étrangers grâce à une technologie spécifique.

Selon plusieurs sources, cette réglementation très stricte aurait même coûté un sponsor à l’UEFA, puisque cette même plateforme de cryptomonnaies aurait refusé cette année de sponsoriser la Ligue des Champions notamment à cause des difficultés de communiquer dans certains pays dont la France.

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